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La muerte
Obispo, muy pronto
no poseeréis más nada
ni bienes del hombre ni aquellos de la naturaleza:
a pesar de tu prelatura
para vos todo habrá terminado.
Hará falta que rindáis cuentas de vuestros actos.
Dios hará justicia.
No hay seguridad ni para aquél que llega alto.
El obispo
Mi corazón no se regocija
ante las nuevas que trae la muerte.
Dios querrá pedirme cuentas de todo
y es eso lo que más me desasosiega.
El mundo tampoco me reconforta,
él quien, al final, de todo nos despoja.
Se queda con todo, nada nos deja.
Todo es efímero salvo el mérito de la virtud.
La muerte
Aproximaos, noble señor,
vos que conocéis todos los pasos al danzar.
Ayer portabais lanza y escudo;
hoy vuestros días llegan a su fin.
No existe nada que no siga su curso.
Danzad, seguid el ritmo.
No podréis ser rescatado:
nadie a la muerte escapa.
El escudero
Ya que la muerte me tiene en sus lazos
permitidme al menos decir unas palabras:
adiós placer, adiós disfrute,
adiós mujeres, nunca más reiré. Pensad en el alma que aspira al reposo y no os preocupéis de lo otro en demasía. Ni de vuestro cuerpo que día con día envejece.
Todos debemos morir, aunque ignoremos el cuándo.
La Mort
Bientôt vous ne posséderez plus
rien
Des biens de ce monde et de la nature,
Évêque: c'en est fini de vous,
Nonobstant votre prélature.
Votre destin est incertain.
Il vous faut rendre compte de vos sujets;
À chacun Dieu rendra justice.
Il n'est pas en sécurité, celui qui monte trop haut.
L'évêque
Mon coeur ne peut se réjouir
Des nouvelles que la Mort m'apporte.
Dieu voudra que je rende compte de tout;
C'est ce qui le plus me désespère.
Le monde aussi me réconforte peu,
Lui qui tous déshérite à la fin.
Il retient tout; nul n'emporte jamais rien.
Tout est éphémère, sauf le mérite.
La Mort
Avancez, vous noble seigneur,
Qui saviez tous les pas de danse.
Hier vous portiez lance et écu,
Et aujourd'hui vous finissez vos jours.
Il n'est nulle chose qui ne prenne son cours.
Dansez et suivez le tempo.
Vous ne sauriez être secouru:
Personne ne peut fuir la Mort.
L'écuyer
Puisque la Mort me tient entre
ses liens,
Qu'au moins on me laisse dire un mot:
Adieu plaisir, adieu volupté,
Adieu les dames; plus jamais je ne rirai.
Pensez à l'âme qui aspire au
Repos, et ne vous préoccupez plus autant
De votre corps, qui chaque jour décrépit davantage.
Nous devons tous mourir, sans savoir quand.
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